Collectif Majimbini


Un collectif de citoyens stoppe la piste de Majimbini

Au mois d’août, de nombreux habitants des villages de Doujani et Mtsapéré s’étaient révoltés contre l’ouverture d’une piste illégale dans la forêt de Majimbini. Les lanceurs d’alerte ont permis l’arrêt de ces travaux non-déclarés, et, ainsi, la protection de la flore du secteur.

C’est au début du mois d’août que les choses s’emballent. Sur les réseaux sociaux, de nombreux riverains observent avec effroi que des travaux pour une piste dans le quartier Majimbini, à Doujani, provoquent la destruction de centaines d’arbres. Habités d’une conscience écologique, la population publient photos et vidéos témoignant de la déforestation de la zone, celle-ci étant un bassin précieux de biodiversité du fait de la présence de la rivière Majimbini. Suite à ces alertes, la FMAE (Fédération mahoraise des associations environnementales) s’est saisie de l’affaire. Il s’avère que la société Tétrama, basée à Mamoudzou, menait ces travaux sans aucune autorisation !

Immédiatement, la préfecture a ordonné via un arrêté la suspension des travaux pour cette piste, qui détruisait tout sur son passage. Mais également l’interdiction d’utiliser la piste, l’évacuation des engins, et le rétablissement immédiat de la continuité écologique du cours d’eau. Le quartier de Majimbini, bénéficiant d’un plan de reboisement depuis 2004 et mis sous régime forestier depuis novembre 2020, est absolument nécessaire à la survie de plusieurs espèces animales et végétales. Et ses résidants l’ont bien compris, en s’émouvant d’activités illégales portant gravement atteinte à leur environnement.